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« LE TEMPS D’ALBERT BESNARD »
 

Albert Besnard est né à Paris le 2 juin 1849. Très tôt attiré par le dessin et la peinture, il entre à l'Ecole des Beaux-Arts en 1866, suit les cours de Cabanel et obtient, en 1874, le Grand Prix de Rome, avec La mort de Timophane, tyran de Corinthe (Paris, Ecole nationale supérieure des beaux-arts).


Son véritable maître en art fut cependant son professeur particulier, Jean-François Brémond, qui lui apprit la valeur de la couleur claire et l'importance du dessin. Il expose au Salon en 1868, retient très vite l'attention des critiques de tous bords, obtient de très vifs succès et des commandes de portraits.


Pensionnaire à la Villa Médicis  (1875-1878), il fréquente la haute société romaine et fait la connaissance de Charlotte Dubray, fille de l'un des sculpteurs favoris de Napoléon III, elle-même jeune sculpteur de talent. Il l'épouse en novembre 1879 à Paris. Un séjour en Angleterre (1879-1883) lui permet de rencontrer les principaux représentants du mouvement préraphaélite (dont il s'inspirera à plusieurs  reprises à ses débuts), de se lier avec plusieurs artistes dont  John-Singer  Sargent, puis de parfaire sa technique de la gravure avec Alphonse Legros. En 1886, il fait scandale au Salon en  exposant un grand portrait, jugé des plus osés par nombre de ses contemporains : Madame Roger Jourdain  (musée d'Orsay à Paris); Besnard y montre, en effet, son attrait pour les éclairages artificiels, les recherches lumineuses et le jeu des  reflets, quête qu'il poursuivra toute sa vie. C'est pourquoi il ne reste pas, quoi qu’il en ait dit, insensible au talent des impressionnistes: il admire les modelés de Degas et la maîtrise de Monet, qu'il estime le plus fort de tous.


Les tableaux de chevalet ne suffisent pourtant pas à l'art de Besnard: il va ainsi pouvoir exercer, dans la grande décoration de la IIIe République, alors florissante, ses qualités de penseur en même temps que celles de décorateur (Ecole nationale supérieure de Pharmacie, Mairie du 1er arrondissement, Hôtel de Ville de Paris, Nouvelle Sorbonne, coupole du musée du Petit palais, plafond du Théâtre français, hôtels particuliers etc.…)


Partisan convaincu de la synthèse des arts, il s'aventurera aussi dans l'art décoratif (vitraux, cartons de tapisserie, décor de piano, de plats, d'assiettes, illustrations…). La gravure dans laquelle il excelle, le pastel qu'il exerce selon la technique du XVIIIe siècle, lui apportent, entre ses grandes compositions, des moments de détente qu'il prise particulièrement. Ami d'Auguste Rodin, proche de l'architecte Frantz Jourdain, des peintres Edmond Aman-Jean, Henri Lerolle, Maurice Denis, du sculpteur Alfred Lenoir, des musiciens Ernest Chausson, Gabriel Fauré, en relation avec nombre d'artistes et d'écrivains (parmi eux, Eugène Carrière, Jacques-Emile Blanche, Georges Rodenbach, Paul Adam, Pierre Louÿs, le philosophe Henri Bergson etc.…), Albert Besnard a joui, de son vivant, d'une très grande notoriété nationale et internationale et a connu les personnages les plus en vue de son époque.


Comblé d'honneurs et de charges dans le dernier tiers de sa vie (1912, membre de l'Académie des beaux-arts à l'Institut de France; 1913-1921, directeur de la Villa Médicis; 1924, membre de l'Académie française; 1922-1932, directeur de l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts; 1926, Grand-Croix de la Légion d'Honneur), Besnard mourut le 4 décembre 1934 et fut le premier peintre auquel le gouvernement de la République fit, bien avant Georges Braque, des funérailles nationales.

Biographie d’Albert Besnard

La lecture

Charlotte et sa fille ( coll. part.)

Albert Besnard enfant

par Amélie Brémond ( coll. part.)

Paul Albert Besnard à 17ans, élève de l’Ecole des beaux-arts à Paris  ( coll. part.)

Albert Besnard à Paris  ( coll. part.)

Charlotte Besnard

par Albert Besnard ( coll. part.)

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